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Afrique : les points d’échange Internet, vecteurs du développement économique

L’Afrique est assujettie à des accords de transit

Il existe aujourd’hui deux formes d’échanges de trafic entre opérateurs sur l’Internet. Il s’agit du peering (des opérateurs de même taille échangent un volume de trafic équivalent par l’interconnexion de leurs réseaux), et du transit (les gros opérateurs de service vendent un accès à l’Internet à des opérateurs plus petits).

Les deux grandes plaques économiques pour l’Internet sont l’Europe et les Etats-Unis qui fonctionnent principalement sur des accords de peering entre opérateurs. En Afrique, les opérateurs nationaux, régionaux ou locaux sont de petite taille et génèrent un faible volume de trafic. Il est donc difficile pour eux de négocier des accords de peering.

Or, les accords de transit, dont les coûts sont proportionnels à la distance entre les deux point de l’interconnexion, présentent de nombreux défauts : liaisons à faible débit, latence élevée, le trafic local transite systématiquement via des liaisons internationales.

Les conséquences sont lourdes au niveau de l’économie locale :

·      Les coûts de ces accords de transit sont directement imputés aux clients.

·      On assiste à une fuite des capitaux, car les acteurs économiques hébergent leurs applications et services Internet à l’étranger.

·      La valeur ajoutée locale est faible car peu de services IT sont possibles.

 

Points d’échanges Internet nationaux : l’union fait la force

Les IXP (Internet eXchange Points) permettent aux fournisseurs de services Internet de s’interconnecter entre eux et ainsi d’offrir de nombreux avantages techniques et économiques à la communauté Internet locale. La localisation du trafic intérieur permet d’éviter les liaisons internationales, de réaliser des économies substantielles, d’améliorer la performance des accès Internet locaux (en termes de bande passante et de latence).

 

Création de valeur et nouvelles perspectives de croissance et de développement

Centraliser l’accès à l’Internet au niveau d’un IXP national offre la possibilité de négocier des accords de peering, ce qui permet d’améliorer la qualité des échanges de trafic et de faire émerger de nouveaux services au niveau local, comme par exemple l’hébergement de sites web ou d’applications, voire la création de data centres. Ce mouvement est exacerbé par l’émergence des fibres optiques sous-marines permettant de relier le continent africain à très haut débit au reste du monde. L’enjeu économique est donc de taille. Il n’existe en Afrique qu’une vingtaine de points d’échange Internet, contre plusieurs centaines en Europe et aux Etats-Unis.

Simstream travaille depuis 12 ans sur les problématiques de développement des accès à l’Internet et des plateformes de services à valeur ajoutée en Afrique avec une vision large sur les projets :

·      Ingénierie de conseil : études technico-économiques, élaboration de cahiers des charges.

·      Intégration de solutions : mise en place des infrastructures (ministères, banques, opérateurs télécoms), accompagnement et transfert de compétences.

·      Participation au développement de réseaux de services mutualisés de type e-government (modernisation de l’administration).

 

En Afrique, Internet est donc une nécessité technologique dont les enjeux économiques sont considérables. Simstream accompagne les pays africains dans ces évolutions économiques et politiques : nous apportons d’ores et déjà notre expertise au Gabon, au Mali, au Cameroun, au Togo, en Algérie, au Burkina Faso, au Congo.